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 Une bien sombre affaire (privé Igniis) [ Statut : Actif ] [Lieu : La terre sacré / Warfang]

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Valog

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Date d'inscription : 16/09/2018
Localisation : Dur à dire

MessageSujet: Une bien sombre affaire (privé Igniis) [ Statut : Actif ] [Lieu : La terre sacré / Warfang]   Dim 14 Oct - 7:28

Étendu de tout son long sur sa couche, Valog tentait de dormir du mieux qu’il le pouvait. L’air dans la petite pièce était suffoquant et seule la faible lueur d’une torche éclairait ses racoins sombres. Malgré le manque flagrant de mobilier, l’espace était déjà assez sévèrement cloîtré. Sans compter la couche de paille directement posé sur le sol, seul une petite table de bois posée directement contre le mur du fond et recouverte d’objets pêlemêles pouvait être trouvée. C’était dans cet endroit que le grand Skavenger avait élu domicile depuis son arrivée dans les égouts de Warfang. Malgré l’état spartiate des lieux, Valog y passait habituellement de longues nuits de sommeil aussi paisible qu’elles pouvaient l’être dans un tel environnement. Par contre, cette nuit -là était tout autre.

Ce fut la douleur dans son flanc droit qui le réveilla en sursaut. Se redressant subitement sur son lit de fortune, la hyène gronda en serrant d’une patte griffue ses côtes meurtries.

-Saleté… Grommela Valog en serrant les crocs. J’aurais dû plus me méfier de ce dû plus me méfier de ce type…

En effet, depuis le début de son séjour dans les tunnels sous Warfang, l’énorme Skavenger avait trouvé le moyen de subvenir à ses besoins en se battant dans les quelques arènes s’y trouvant. Nombre d’adversaires étaient tombés sous les coups meurtriers de son glaive et il s’était de cette façon forgé une sacrée réputation. Bien sûr, le métier de combattant professionnel avait ses risques, mais au moins Valog n’avait jamais été victime de blessure grave.
Normalement c’était lui qui administrait la justice de l’arène. Par contre, sa chance en avait pris un coup hier et l’autre gars avait été plus coriace que prévu…

Même que cette dernière sortie avait tout d’un coup fourré aux yeux du Skavenger. À peine une heure avant le combat, son adversaire avait été changé pour un autre. Au lieu de devoir tuer un autre de ces fiers à bras assez fous pour croire qu’il était possible de se faire quelques pièces sur son cadavre, Valog devait affronter un dragon ce qui était une tout autre paire de manches. Cette modification semblait avoir été le produit de quelqu’un tirant quelques ficelles en coulisses et cherchant à trafiquer les paris. Ces derniers avaient déjà été récoltés par les organisateurs de l’arène et Valog était habituellement un favori de la foule. Sa mort aurait récolté un beau magot à quiconque ayant stratégiquement parié contre ses chances de survie. Bref, un bipède de couleur noire tout en muscles et en écailles brandissant une lourde masse d’arme était dangereux pour n’importe qui. Par contre, la grande hyène n’avait pas eu d’autres options. S’il refusait il ne serait pas payé et il était déjà en retard sur son loyer…

Le duel avait été rude et la foule dans les estrades en bois avait rugit de plaisir alors que les deux spadassins s’escrimaient sur le sol de pierre en contrebas. Par chance, Valog avait su s’en tirer en usant de toute son expérience et en allongeant quelques bottes bien placées. Par contre, tout juste avant qu’il ne porte le coup de grâce au dragon, ce dernier lui avait assené un vicieux coup de masse dans le flanc droit d’une vitesse étonnante. Seule sa lourde armure fer lui avait sauvé la vie et sans elle, c’était la mort assurée. Blessé grièvement, Valog avait tout de même pu achever son adversaire en puisant dans ses dernières énergies. Par chance, il avait survécu. Titubant hors de l’arène sous les acclamations du public fort heureux de le voir une fois de plus étriper un autre combattant, le Skavenger s’était pressé d’aller chercher sa paie et de se tirer de là.

Sur le chemin du retour Valog n’avait même pas songé à aller voir l’un des guérisseurs au service des arènes. Une visite chez l’un deux lui aurait coûté bien trop cher pour ses maigres finances. De toute façon, il avait déjà une petite idée de l’étendue de sa blessure. Probablement une ou deux côtes cassées. Il pouvait s’estimer chanceux, au moins l’un des os fracassés ne lui avait pas perforé un poumon. Le skavenger avait déjà vu d’autres survivre à bien pire et il en ferait de même. Seulement, il ne pourrait pas combattre pendant au moins trois semaines selon ses estimations et ça c’était s’il guérissait vite. Trois semaines dans le futur était un long délai pour la hyène. Dans trois semaine l’argent viendrait à manquer et d’autre problèmes viendraient le hanter à ce moment-là.

Arrivé à sa chambre après une longue et pénible marche, Valog avait enlevé ses armes et son armure et s’était douloureusement écrasé sur sa couche et n’avait pas bougé de là depuis.

Tout ça c’était déroulé hier.

Et il était désormais bien réveillé et passablement agacé. La douleur l’empêchait de profiter du repos dont il avait besoin.

-‘va falloir faire quelque chose pour ça. Maugréa-t-il en se rendant à l’évidence.

Il allait devoir chercher une aide quelconque s’il voulait espérer pouvoir dormir. Par contre, aller voir un médecin était hors de question, toujours trop cher à son goût. Non, Valog avait sa petite idée en tête.

-Érisa devrait avoir quelque chose qui ferait l’affaire. Se dit-il en se levant lentement de sa couche.

Bien qu’Érisa, l’une de ses nombreuses consœurs skavenger ayant élu domicile dans les égouts, se spécialisait dans la contrebande d’armes, cette dernière trempait aussi dans tout ce qui pouvait servir à quelqu’un dans son genre. Si l’on cherchait quelque chose en particulier, l’on pouvait être à peu près certain qu’elle pouvait le trouver à un prix raisonnable. Donc, une drogue pour régler ce petit problème se trouverait assurément dans son attirail.

Debout dans la pénombre, Valog alla chercher et enfiler son armure et ceintura son glaive ainsi que quelques poignards. Même s’il prenait toujours grand soin de son équipement, ce dernier commençait à être un brin vieux et endommagé. Son arme commençait à montrer les signes d’une vieille lame et le combat d’hier n’avait pas fait grâce à l’armure qu’il portait depuis toute ces années. En effet, le métal était salement enfoncé là où le dragon avait frappé. À la vue de spectacle désolant, la hyène se promit d’aller voir un armurier dès qu’elle aurait l’argent. Enfin prêt à retourner à l’extérieur, Valog éteignit la torche qui éclairait la chambre et poussa la porte.  

Dehors, l’air des égouts était aussi vicié qu’à l’habitude et la puanteur de dizaines de corps entassés dans ce cloaque en aurait fait dégobillé plus d’un. Par contre, Valog n’y portait même plus attention car les souterrains étaient son chez lui depuis un moment déjà. L’odeur nauséabonde ne représentait maintenant pour lui qu’une simple flagrance familière. Ne sachant pas combien de temps il avait dormi, le Skavenger jeta un regard sur le passage étroit dans lequel l’entrée de sa chambre débouchait. S’il se fiait au nombre peu important de badauds et d’ivrognes qui déambulaient dans le couloir la soirée devait déjà être bien avancée. Il avait dormi toute la journée, mais se sentait toujours aussi épuisé et meurtri. Super…

-Son échoppe à intérêt d’être ouverte. Grommela Valog en prenant d’un pas lourd le chemin vers le quartier des contrebandiers.

Bien sûr, Érisa et ses semblables aimaient bien brasser des affaires jusqu’au plus tard de la nuit. Au moins, cette assurance avait peut-être de quoi améliorer son humeur…peut-être…

L’imposant combattant passa son chemin dans un silence complet. Seules le son de quelques gouttes tombant du plafond pour s’écraser par terre brisait la monotonie du moment. Bien qu’il croisa quelques habitants du coin dans les tunnels, personne n’osa s’approcher. L’écrasante majorité savait reconnaître de loin cette carrure et qu’il valait mieux de pas s’y frotter.

Au bout de ce qui lui parut être une éternité à marcher dans la pénombre en grinçant des dents, Valog arriva à destination. Coup de bol pour Érisa, de la lumière émanait de l’échoppe d’Érisa. Dans le cas contraire, le Skavenger aurait été tenté de tout défoncer afin de trouver ce dont il avait besoin. Par contre, marchander semblait pour le moment être l’option favorable s’il souhaitais à nouveau faire affaires avec l’autre hyène.

Avant d’entrer, le guerrier de fer balaya les alentours du regard, vérifiant s’il n’avait pas été suivit, on était jamais assez prudent. Bien que sa réputation le précédât dans ce monde souterrain, il était déjà arrivé que quelques idiots ne s’attaquent à lui. Bien qu’il ne lui fît jamais ni chaud ni froid d’égorger quelques-uns de ces valeureux gaillards, il ne pétait pas la forme en ce moment. Rassuré que personne ne l’avait traqué jusque-là. Le Skavenger entra dans le commerce. Passant l’antre, Valog fut soudainement prit d’une douleur vive dans son flanc. Titubant, il parvint à garder son équilibre en plantant ses griffes dans le cadre de porte rustique de l’échoppe.

-On dirait qu’ils ne te ménagent pas à l’arène hein le Boucher ? Ricana Élisa de derrière son comptoir. J’ai entendu parlé de ton dernier combat et ça m’étonne pas de te voir rappliquer ici. Dis-moi, pas encore assez d'oseille pour te payer un de ces toubib pas vrai ?

La douleur s’étant calmée, Valog se redressa pour ensuite s’appuyer contre le comptoir de la boutique. Habituellement, une moquerie de ce genre à l’égard du Skavenger se serait mérité dans le meilleur cas une sacrée rossée. Par contre, Valog était l’un des meilleurs client d’Érisa et cette dernière lui avait toujours fait quelques prix « d’amis » lorsqu’il était dans le pétrin. De façon à « garder la vive camaraderie entre Skavenger » disait-elle. Bref, même s’il ne l’aimait pas particulièrement (un peu comme pour tout le monde enfin…), Érisa lui était d’une certaine utilité pour le moment.

-Nah. Répondit Valog encore plus bourru qu’à l’habitude. Peux plus dormir, plus mal que d’habitude. T’as pas un truc en stock ?

Érisa se gratta le menton d’un air pensif.

-Hummm ouais je crois bien avoir quelque chose ici qui pourrait faire l’affaire. T’as de quoi payer ?

Valog jeta brusquement quelques pièces sur le comptoir.

-Ce que j’ai pour le moment. Grommela-t-il. Alors ça marche ?

-
Ouais pas de problème. Répondit Érisa en scrutant d’un œil expert chaque pièce. Voyons voir ce que je peux te refiler ce soir.

Érisa commença alors à fouiller dans quelques fioles et autres bazars vraisemblablement dissimulés sous le comptoir. De son côté, Valog espérait seulement qu’elle fasse vite. Son flanc recommençait à sérieusement lui faire mal et sa patience s’amenuisait rapidement…
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